En journée ou à la tombée de la nuit, les femmes installent leur camionnette, se préparent et attendent le client. Quand les bureaux sont fermés et que la zone industrielle se métamorphose en une « autre ville », les rues deviennent alors l'espace d'une circulation presque ininterrompue de voitures. Au volant : des hommes, seuls. Karen, Tina, Rihanna, appartiennent à une minorité de prostituées qui a décidé d’exercer ce métier de manière indépendante. Si ces femmes ne font pas partie de réseaux, leur position particulière ne les exclue pas d’être aux prises, dans leur quotidien, avec un certain nombre de contradictions : la prostitution est à la fois choix et non-choix, un lieu de soumission et de pouvoir. 
Exclues des centres villes, aujourd’hui temporairement installées en périphérie, elles sont de nouveau sur la route et contraintes de se cacher ou de s’exiler en « brousse », sur les départementales de campagne.
A Lyon, la municipalité appliquent des arrêtés municipaux qui interdisent le stationnement des camionnettes (PVs, passage répété de la fourrière). Ce travail a été réalisé au moment où le débat sur la loi de pénalisation du client était en question. La tension était palpable dans le quartier où les interventions de la fourrière et de la police ont redoublé d'intensité. 
En donnant à voir des fragments de leur vie, de leur corps, en faisant surgir des bribes d’une parole qui n’a pas voix au débat, l’intention est d’inviter à un questionnement, sans filtre moral, sur leur place dans la société. 

Réalisation : Natacha Boutkevitch, Laurent Burlet et Jean-Louis Rioual
Production : Rue89 Lyon et Du bruit dans l'image 

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