Les triptyques sont extraits du film photographique et sonore "il est resté jusqu'à la nuit en attendant que le jour arrive..." réalisé avec Noëllie Ortega et produit par la Communauté de communes du Trièves. Il mêle différentes voix de témoins ou héritiers de témoins ayant vécu la période de la Seconde Guerre mondiale en Trièves. Leurs récits réveillent la mémoire des lieux, mémoires collective ou individuelle.
Ce travail invite à une traversée des paysages, qu'ils soient symboliques, poétiques ou ordinaires du Trièves ; il questionne la fonction du lieu de mémoire en se penchant sur le sens des commémorations ; il nous fait sentir ce que Julien Gracq nomme un"paysage-histoire", un paysage "dont les traits expressifs ne sont apparus vraiment qu'à la faveur d'un événement historique".
La cabane forestière de la Bonce, le premier maquis du Trièves à être attaqué le 19 octobre 1943. Commune de Tréminis
 
Une bergerie dans les alpages qui accueillera les maquisards en fuite. Les ruines ont été conservées et font parties d'un sentier de randonnée qui permet de découvrir les évènements du 19 octobre. Commune de Tréminis.
Pierre Oddos, enfant pendant la guerre, gardait des vaches sur la commune de Pellafol. Il a aperçu les maquisards qui se cachaient à la ferme des Roussins et étaient ravitaillés par "la Fideline", bergère alors à la ferme. 
Le monastère d'Esparron, camp refuge a été attaqué le 3 février 1944. Commune du Percy.
L'hôtel des Blancs. Le neveu de l'hôtelière, Michel Fissore est accusé d'avoir ravitaillé le maquis. Avant d'être déporté, il verra l'hôtel de sa tante brûlé par les allemands. Commune du Percy
Gérard Galland est alors bachelier quand il sera entraîné à faire de "la résistance en pointillé", comme il le dit lui-même. Chargé de prévenir son frère de l'arrivée des allemands à Mens, il se rend au camps de Barret à vélo. Il se retrouvera en fuite avec la section de Mens, pendant quelques jours, jusqu'au Chalet des Beaumes, au pied de l'Obiou. 
Jacqueline et Elie Pupin entretiennent la mémoire de Raymond Pupin, un des survivants de la tragédie du Pas de l'Aiguille. Elie, fils de Raymond mène les cérémonies chaque année sur le lieu même des évènements.
Commémoration du 23 juillet au cimetierre du Pas de l'Aiguille, "le seul cimetierre en pleine montagne", comme le souligne Elie Pupin. 
Entre le 21 et le 23 juillet 1944, les maquisards de la section de Mens sont attaqués au Pas de l'Aiguille par les allemands. Ils se réfugient dans une grotte toute proche où ils sont encerclés. A la faveur du brouillard, les 18 survivants réussissent miraculeusement à s'échapper et à descendre dans la vallée.
 
Odette Guizon, toute jeune fille à l'époque, a accueilli les résistants du Pas de l'Aiguille alors qu'elle gardait une vache au lieu dit "la Clotrette". Elle leur a apporté des vivres et de quoi les soigner avant de leur indiquer la route pour rentrer à Mens.
Roger Guérin, alors âgé de 15 ans, a accompagné son père dans le maquis. Il se souvient des quelques jours passés au Pas de la Balme pour le garder, Pas qui se situe entre les balcons est du Vercors et le Vercors nord. 
 
Il a également été chargé de recenser tous les monuments et plaques relatives à la Seconde Guerre mondiale dans le Trièves.
Commémoration sur la commune de Saint-Andéol où une plaque a été déposée sur les lieux même des évènements. 
Maria Beylier se souvient de la présence des allemands à Saint-Martin-de-Clelles qui l'ont terrorisé et de la ferme familiale qui a été pillée.
 
Yvette Vallier, elle aussi d'une famille d'agriculteurs à Miribel-Lanchâtre, se remémorre l'arrivée des allemands dans la ferme et son frère Gilbert parti se cacher dans une grotte toute proche. Les allemands sont restés un mois, dormant dans la grange "sur des fusils que mon père avait caché de la guerre de 14" se souvient-elle.
Fernand Vallier revoit encore les deux jeunes, Marcel Messe et Louis Guibaud, qui ont été fusillés par les allemands à Saint-Paul-Lès-Monestier.
Le 24 juillet 1944, les allemands étaient prêts à fusiller un petit groupe de Résistants au Verney sur la commune de Miribel-Lanchâtre, quand un des jeunes réussit à s'enfuire en sautant dans le ravin. Il s'en sortira avec un bras cassé. 

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